Vous venez d'installer HaikoDev et vous regardez un tableau vide. Voici le trajet complet d'une demande, de la phrase que vous tapez jusqu'au moment où le résultat part en ligne — sans rien sauter, et sans une ligne de code à écrire.
1. Déclarer le projet
Dans la colonne de gauche, ajoutez un projet : son nom, le dossier où il vit sur la machine, et son dépôt de travail. C'est bien le dépôt de travail qu'on déclare, jamais le dossier déjà publié : les agents doivent pouvoir créer des branches sans rien perturber de ce qui est en ligne.
Si le projet n'existe pas encore, HaikoDev sait le monter en entier : dossier, dépôt et fichiers de départ. Il vous demandera d'abord son adresse publique — c'est cette adresse qui sera contrôlée à la fin de chaque mise en ligne.
2. Raconter, en français
Ouvrez la conversation du projet et écrivez ce que vous voulez, comme à un collègue : « la page de connexion est illisible sur téléphone », ou « il faudrait pouvoir exporter la liste des clients en PDF ». Aucune syntaxe, aucun mot-clé.
C'est le chef d'orchestre qui vous répond. Il remonte le fil de la conversation, va lire ce qu'il faut dans le projet, et vous propose une carte courte. S'il hésite entre deux interprétations, il propose les deux chemins plutôt que d'en choisir un dans votre dos.
3. Valider la carte — et seulement alors
La carte proposée s'affiche avec son titre, sa description et le niveau de réflexion prévu pour son agent. Tant que vous ne l'avez pas lancée, rien ne part au moteur : une carte qui dort dans « Planifié » ne consomme rien du tout. C'est votre geste de lancement, et lui seul, qui autorise la dépense.
Vous pouvez aussi lui donner une date de départ, pour qu'elle se lance d'elle-même la nuit ou le week-end, quand les quotas sont au plus large.
4. Regarder l'agent travailler
La carte passe en « En cours » et l'agent démarre. Il reçoit une copie du projet et une branche pour lui tout seul : deux cartes lancées en même temps ne se marchent jamais dessus.
Sous vos yeux, il :
- annonce sa liste de tâches, puis la coche ligne par ligne ;
- lit les fichiers vraiment concernés, jamais devinés de mémoire ;
- modifie, lance les tests du projet, et répare ce qui casse ;
- enregistre son travail et le pousse sur sa branche.
S'il lui manque une information, il pose la question et s'arrête : la carte attend votre réponse, elle ne part pas au hasard. Un triangle sur le projet et une cloche dans le bandeau vous préviennent.
5. Lire le rapport
Quand l'agent a rendu, la carte passe toute seule en « Terminé ». Son rapport est écrit en français simple, dans un ordre fixe : ce qu'il a compris et trouvé, ce qu'il a fait, les conséquences, l'impact au quotidien, les évolutions possibles et le coût.
Le résultat des contrôles y figure aussi, même quand ils échouent. Un test qui casse ne se tait jamais : c'est la règle, et c'est ce qui rend le rapport lisible sans aller vérifier soi-même.
6. Publier — votre geste
Vous relisez, et si ça vous va, vous glissez la carte dans « À déployer ». Elle rejoint le lot des changements prêts, qui attendent ensemble. Aucun agent ne peut franchir cette porte : la mise en ligne est un geste humain, toujours.
Quand vous cliquez sur « Publier », le lot est fusionné, enregistré, poussé, puis mis en ligne selon la procédure écrite du projet. Chaque étape porte son fil, lisible dans un tiroir : vous voyez ce qui se passe, et où ça a coincé s'il y a lieu.
Vous n'êtes pas sûr de qui a le droit de déplacer quoi ? Tout est dans Comprendre les cinq colonnes du tableau.

